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Le jeu
Un jeu où vous tenez le rôle du capitaliste : avancer l'argent, acheter la force de travail, lancer la production — et voir la plus-value se former. Le mécanisme central du Capital, rendu jouable.
A — vous avancez l'argent. Non pour consommer : pour qu'il vous revienne grossi.
M — vous achetez deux marchandises. Des moyens de production, et de la force de travail — les deux facteurs du procès.
P — vous lancez la production. Le travail vivant conserve la valeur des machines et en ajoute de la neuve.
M′ — la marchandise sort grossie. Elle vaut plus que ce qu'elle a coûté : elle contient du surtravail non payé.
A′ — vous encaissez la plus-value. La vente la réalise en argent. Vous relancez, à plus grande échelle : c'est l'accumulation.
La boucle ci-dessus, à faire tourner vous-même : avancer, embaucher, produire, vendre — et lever le voile sur ce qui s'est passé.
Découvrir le jeuLe corpus
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Disponibles — texte intégral, atelier et simulations
En préparation — la trajectoire, de 1846 à 1894
En ce moment
Questions fréquentes
Il n'y a pas d'ordre obligé, mais deux entrées éprouvées. Les Manuscrits de 1844 pour le jeune Marx : courts et philosophiques, ils posent le travail aliéné et la propriété privée. Le Capital, Livre I (1867) pour la critique de l'économie politique, à condition d'accepter que le premier chapitre soit le plus difficile — Marx le dit lui-même dans sa préface.
Sur ce site, chaque chapitre s'ouvre sur un résumé de son argument, et la bibliothèque indique pour chaque œuvre ce qu'il vaut mieux avoir lu avant.
Non pour commencer, mais le texte suppose un vocabulaire qu'il construit lui-même : valeur d'usage, travail abstrait, plus-value, capital constant et capital variable. La difficulté de Marx tient moins à l'économie qu'à sa méthode : il part de la marchandise, la catégorie la plus simple, et remonte jusqu'à l'accumulation. L'atelier définit ces termes au fil du texte et résume l'argument de chaque chapitre, et le glossaire les reprend un par un, rangés par le mécanisme auquel ils appartiennent.
Le capitaliste achète la force de travail à sa valeur — ce qu'il faut pour la reproduire, c'est-à-dire le salaire — puis il l'emploie une journée entière. Or cette marchandise a une propriété qu'aucune autre n'a : elle crée plus de valeur qu'elle n'en coûte. La journée se coupe donc en deux : le travail nécessaire, qui rembourse le salaire, et le surtravail, qui n'est pas payé. La plus-value, c'est ce second morceau.
Elle ne sort pas de l'échange : acheter bas et vendre haut ne fait que déplacer de la valeur d'une poche à l'autre. Elle naît dans la production. Marx l'établit au chapitre VII du Livre I, « Production de valeurs d'usage et production de la plus-value », et le chapitre X, « La journée de travail », en tire les conséquences. Ici, l'atelier en donne une simulation réglable et Le circuit du capital en fait un jeu : vous avancez l'argent, vous embauchez, vous produisez — et vous regardez la différence se former.
Le Livre I compte trente-trois chapitres en huit sections et se suffit à lui-même : c'est le seul que Marx ait publié, en 1867 ; les Livres II et III ont été établis par Engels après sa mort.
L'ordre compte, parce que chaque catégorie découle de la précédente. Mais deux ensembles se lisent presque isolément et sont les plus abordables : le chapitre X, « La journée de travail », et les chapitres XXVI à XXXIII sur l'accumulation primitive, qui sont d'histoire plutôt que de théorie. Beaucoup de lecteurs commencent par là, puis reviennent au chapitre I.
Il y a deux références. Celle de Joseph Roy (1872-1875), révisée par Marx lui-même, qui y a récrit des passages entiers : dans son « Avis au lecteur » du 28 avril 1875, il écrit qu'elle « possède une valeur scientifique indépendante de l'original et doit être consultée même par les lecteurs familiers avec la langue allemande ». Celle de Jean-Pierre Lefebvre (Éditions sociales, 1983, révisée en 2016), plus fidèle à l'allemand et plus rigoureuse sur le vocabulaire, que les spécialistes recommandent aujourd'hui.
Lire Marx sert la traduction Roy : c'est la seule qui soit dans le domaine public.
La traduction Roy est dans le domaine public, elle se lit donc librement. Lire Marx en sert le texte intégral chapitre par chapitre, avec l'appareil qui l'accompagne. Le texte brut est aussi disponible sur Wikisource, sur Gallica (l'édition Lachâtre de 1872-1875 en fac-similé) et au Marxists Internet Archive. Les traductions récentes, elles, restent sous droits.
Vingt-trois ans et un changement de terrain. Les Manuscrits de 1844, écrits à vingt-six ans et publiés seulement en 1932, parlent d'aliénation : le travailleur se perd dans son propre produit, et la critique reste philosophique, héritée de Hegel et de Feuerbach. Le Capital (1867) ne raisonne plus sur l'homme mais sur des rapports sociaux, et la plus-value y remplace l'aliénation comme concept central.
Les deux se lisent ici, ce qui permet de suivre le déplacement au lieu de trancher entre les deux Marx.
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Deux aujourd'hui, l'une et l'autre en texte intégral : Le Capital — Livre I (1867) et les Manuscrits de 1844. Le corpus en prévoit douze, de L'Idéologie allemande (1846) aux Livres II et III du Capital, en passant par les Grundrisse et la Critique du programme de Gotha. La bibliothèque montre la trajectoire entière et signale ce qui est déjà lisible.
Une autre question ? Elle a sa place sur la Place publique.
Ce n'est pas une illustration
Feuillet de L'Idéologie allemande, écrit entre décembre 1845 et avril 1846. À gauche, l'écriture de Marx ; à droite, les dizaines de profils qu'Engels a griffonnés dans la marge pendant qu'ils travaillaient. C'est cette page que vous voyez passer dans la liasse.
Fonds Karl Marx – Friedrich Engels, cote A.11 p. 23 · Institut international d'histoire sociale (IISG), Amsterdam · domaine public, Public Domain Mark 1.0
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