Lire Marx › À propos
À propos
Le site, et qui le tient
Lire Marx sert deux œuvres en texte intégral, avec l’appareil critique en marge du chapitre plutôt que dans un volume séparé. Cette page dit qui le fabrique, d’où viennent les textes et comment signaler une erreur.
Ce que fait ce site
Il donne à lire Le Capital, Livre I et les Manuscrits de 1844 en entier, et il pose autour du texte ce qui manque d’ordinaire quand on lit Marx seul : un résumé en clair de chaque chapitre, une chronologie des faits que le chapitre raconte, un cheminement qui montre comment une catégorie appelle la suivante, et des simulations où l’on manipule soi-même les grandeurs — la journée de travail, le taux de plus-value, la composition du capital.
S’y ajoutent un abécédaire de soixante-quinze notions, un forum où les discussions restent attachées au passage qui les a fait naître, un carnet privé d’annotations, et un jeu où l’on fait tourner le circuit du capital pour voir d’où vient la différence entre ce qu’on avance et ce qui revient.
Pourquoi il existe
Le texte de Marx est disponible partout et gratuitement — Wikisource, les Classiques de l’UQAC, le Marxists Internet Archive. Ce qui manque n’est pas le texte : c’est tout ce qu’il faut avoir à côté pour le lire. On trouve d’un côté du texte brut sans le moindre appareil, de l’autre des commentaires qui parlent du livre sans jamais le donner. Entre les deux, rien.
Ce site a été fabriqué pour combler ce trou, et d’abord pour l’usage de celui qui l’écrit. L’ordre d’exposition du Capital n’est pas celui dans lequel on peut l’aborder ; ses trois premiers chapitres découragent la plupart des lecteurs avant qu’ils aient atteint le seul endroit où le livre devient limpide. Il fallait un outil qui tienne le texte et son explication dans le même écran.
Qui le tient
Une seule personne, qui signe maradomarx. Pas un universitaire : un lecteur de Marx de longue date, largement autodidacte, avec une formation en sciences sociales, et développeur de métier — ce qui explique la forme du site autant que son contenu.
Cela vaut d’être dit clairement, parce que c’est ce qui permet de juger ce qu’on lit ici. L’appareil critique de ce site n’est pas une source universitaire. Il n’est ni relu par des pairs, ni adossé à une institution. C’est une lecture, faite avec soin, qui s’efforce de rester au plus près du texte et de dire d’où elle tient ce qu’elle avance. Là où une question est disputée, le site le signale plutôt que de trancher.
En revanche, rien n’y est produit automatiquement. Les résumés, les définitions, le cheminement, la chronologie et les simulations sont écrits et vérifiés à la main, un par un. Ce qui est dérivé l’est de données du site lui-même — le catalogue, les fiches de concept — et jamais d’un texte fabriqué à la volée.
Les textes servis, et d’où ils viennent
Le site n’établit aucun texte : il sert des éditions existantes, et il les nomme.
-
Le Capital — Livre I
Traduction Joseph Roy (1872) revue par Marx, domaine public, servie depuis Wikisource. Le Capital sur Wikisource ›
-
Manuscrits de 1844
Traduction Émile Bottigelli (1962), importée du Marxists Internet Archive. Manuscrits de 1844 — Marxists Internet Archive ›
La traduction employée est indiquée sur la page de chaque œuvre et dans le pied de page du site. Quand elle n’est pas dans le domaine public, le site ne prétend pas le contraire : une mention erronée a d’ailleurs été affichée pendant des mois sur les Manuscrits, puis corrigée après enquête — le traducteur n’était pas celui qu’on croyait, et la traduction n’était pas libre.
Une erreur, une correction, une question
Les erreurs sont probables et les signalements sont bienvenus — sur un contresens, une date, une attribution, un lien mort, une formulation qui induit en erreur. C’est la seule façon dont un site tenu par une personne peut devenir fiable.
Le code du site est public, et son historique documente chaque décision éditoriale et technique — y compris les erreurs et la façon dont elles ont été corrigées.