L'aciérie Krupp à Essen en 1908 : à gauche, une petite maison à colombages au toit de tuiles ; derrière et autour d'elle, de grandes halles, cinq hautes cheminées et une file de wagonnets ; au premier plan, un chantier jonché de planches.

AccumulationAkkumulation

La petite maison des débuts de l'entreprise se tient encore au pied des halles et des cheminées. C'est l'image de Marx : le capital d'origine n'a pas disparu, il s'est perdu dans ce qui a grandi autour de lui. Photographe inconnu, maison d'origine (Stammhaus) et halle de fusion de l'aciérie Krupp, Essen, 1908 ; au premier plan, le chantier ouvert sur l'emplacement du premier atelier. Historisches Archiv Krupp, domaine public.

En bref

L'accumulation du capital désigne, chez Marx, la transformation de la plus-value en capital. La plus-value est la valeur que les ouvriers produisent au-delà de leur salaire ; au lieu de la dépenser entière, le capitaliste en réinvestit une partie pour produire davantage. Marx l'étudie au chapitre XXIV du Livre I du Capital (1867). La conséquence est gênante : le capital ajouté vient tout entier du travail non payé, et celui du départ, quelle que soit son origine, n'en devient qu'une part infime.

Ce qu'il faut retenir

  1. Accumuler, pour Marx, c'est reconvertir la plus-value en capital : acheter de nouveaux moyens de production et de nouvelles forces de travail. Une somme gardée pour soi n'est pas du capital.
  2. La reproduction simple montrait déjà qu'au bout de quelques années le capital avancé est remplacé par de la valeur produite par les ouvriers. L'accumulation étend ce résultat.
  3. Le capital additionnel a une origine connue : la plus-value, donc le travail non payé des ouvriers. Plus un capitaliste a accumulé, plus il peut accumuler.
  4. Chaque échange respecte les lois de la propriété marchande. C'est en les appliquant, transaction après transaction, que l'on passe à l'appropriation régulière du travail d'autrui.
  5. Le capital d'origine ne disparaît pas, mais sa part dans le capital en fonction devient négligeable. L'abstinence dont parle l'économie politique n'est que la fonction du capitaliste : capitaliser.

Pour aller plus loin, l'essai se lit en 11 minutes.

Accumuler, est-ce mettre de côté ?

Pour Marx, accumuler veut dire reconvertir la plus-value en capital, c'est-à-dire l'avancer de nouveau en moyens de production et en salaires. Une somme qu'on garde pour soi ne devient pas du capital.

On explique d'ordinaire une fortune par l'épargne : celui qui n'a pas tout dépensé a mis de côté, et ce qu'il a mis de côté est devenu son capital. L'économie politique classique l'enseignait, et Marx ne lui conteste pas qu'un capitaliste qui accumule évite de manger tout son revenu. Sa question porte ailleurs : qu'est-ce qui est accumulé, et d'où cela vient-il ? Les chapitres précédents ont expliqué la plus-value, la valeur que les ouvriers produisent au-delà de ce que leur coûte leur salaire. Le chapitre XXIV prend le chemin inverse, et il l'annonce en une ligne : nous allons maintenant voir comment le capital sort de la plus-value.

Marx écarte d'abord un préjugé du langage courant, qui confond accumuler et thésauriser. Un avare qui enferme son or ne fait pas grossir son capital, il l'immobilise : mettre l’argent sous clé est la méthode la plus sûre pour ne pas le capitaliser. Le capital ne grandit qu'en retournant dans la production. La plus-value doit donc être dépensée une seconde fois, en coton, en machines et en salaires, pour mettre au travail de nouveaux ouvriers.

L'exemple de Marx : le filateur

Un filateur a avancé 250 000 francs : quatre cinquièmes en coton, en machines et en matières, un cinquième en salaires. Ses ouvriers produisent dans l'année 240 000 livres de filés, d'une valeur de 300 000 francs. La différence, 50 000 francs, est la plus-value ; elle existe d'abord sous la forme d'un sixième du produit, que la vente change en argent.

Pour capitaliser cette somme, le filateur la répartit comme la première : 40 000 francs en coton et en machines, 10 000 francs pour embaucher des fileurs supplémentaires. Le nouveau capital rend à son tour une plus-value de 10 000 francs, qui, capitalisée, en rend 2 000, et ainsi de suite. Marx résume la série d'une formule de la Genèse : Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob. Les chiffres sont les siens.

Le titre de la première partie du chapitre dit ce qui est en jeu : comment le droit de propriété de la production marchande devient le droit d'appropriation capitaliste. La question est celle d'un titre de propriété. À quel titre le capital accumulé appartient-il à celui qui le possède ?

Pourquoi Marx traite-t-il l'accumulation juste après la reproduction simple ?

Parce que la reproduction simple a déjà donné le résultat principal : au bout de quelques années, le capital avancé est remplacé par de la valeur que les ouvriers ont produite. L'accumulation ne fait qu'étendre ce résultat.

Le chapitre XXIII suppose un capitaliste qui consomme chaque année toute sa plus-value. Son capital de 1 000 livres sterling rapporte 200 livres par an ; au bout de cinq ans, il a dépensé pour lui-même une somme égale à tout ce qu'il avait avancé. S'il possède encore 1 000 livres, elles représentent désormais la plus-value qu'il a accaparée, c'est-à-dire de la valeur produite entre-temps par ses ouvriers. Marx en tire une conclusion qui précède toute accumulation : la reproduction simple suffit donc pour transformer tôt ou tard tout capital avancé en capital accumulé ou en plus-value capitalisée.

Le chapitre XXIV pose alors sa question comme une simple variante : qu’y a-t-il de changé quand la reproduction simple vient à être remplacée par la reproduction sur une échelle progressive, par l’accumulation ? La réponse est d'une ironie sèche. Au lieu de manger toute la plus-value, le capitaliste fait preuve de civisme en n’en mangeant qu’une partie pour faire argent de l’autre. Du point de vue du titre de propriété, l'accumulation n'apporte aucune difficulté nouvelle : elle agrandit celle que la reproduction simple avait déjà fait voir.

Marx emprunte à l'économiste Sismondi l'image qui convient à ce mouvement : le cercle de la reproduction simple s’étend et se change, d’après l’expression de Sismondi, en spirale. La production recommence chaque année, comme dans le cercle, mais elle recommence plus grande. Il précise que le capital primitif continue, à côté des capitaux nouveaux, de produire sa propre plus-value : la spirale s'élargit à partir de chacune de ses spires.

D'où vient le capital additionnel ?

De la plus-value, donc du travail que les ouvriers ont fourni sans être payés. L'origine du premier capital peut se discuter ; celle du capital qui s'y ajoute est connue.

Marx distingue ici deux capitaux que le langage courant confond. Le capital primitif, les 250 000 francs du filateur, a une origine incertaine. Interrogés sur la manière dont l'homme aux écus les a gagnés, les économistes répondent qu'il les doit à son travail ou à celui de ses aïeux, et Marx leur accorde que leur hypothèse semble en effet la seule conforme aux lois de la production marchande. Il ne la discute pas ici. Il l'examinera dans la dernière section du livre, sous le nom d'accumulation primitive.

Le capital additionnel, les 50 000 francs, n'a pas cette obscurité. Sa généalogie se lit dans les comptes du filateur :

C’est de la plus-value capitalisée. Dès son origine il ne contient pas un seul atome de valeur qui ne provienne du travail d’autrui non payé.

Karl Marx, Le Capital, Livre I, septième section, chapitres XXIII et XXIV, traduction Joseph Roy (1872)Lire dans le texte →

Les machines qu'il achète et les subsistances qui font vivre les nouveaux ouvriers sont des parties du produit net, du tribut arraché annuellement à la classe ouvrière par la classe capitaliste. Que le capitaliste paie ensuite les ouvriers supplémentaires à leur juste prix ne change rien à l'affaire. Marx compare l'opération à celle d'un conquérant tout prêt à payer de bonne grâce les marchandises des vaincus avec l’argent qu’il leur a extorqué. La classe ouvrière crée cette année, par son surtravail, le capital qui occupera l'an prochain du travail supplémentaire. Le mouvement se nourrit de lui-même, puisque plus le capitaliste a accumulé, plus il peut accumuler.

Faut-il en conclure que la propriété marchande a été violée en route ? Marx soutient le contraire. L'ouvrier vend sa force de travail à sa valeur ; si l'usage de cette force produit plus qu'elle n'a coûté, le vendeur n'est pas lésé, puisqu'il a reçu l'équivalent de sa marchandise. Le droit marchand juge chaque contrat isolément, comme ses propres règles le demandent : pour juger la production marchande d’après ses propres lois économiques, il faut donc prendre chaque transaction isolément, et non dans son enchaînement. Le résultat d'ensemble lui échappe. Le capital qui sort de cette suite de contrats, si longue soit-elle, conserve toujours sa virginité primitive.

Que devient le capital d'origine dans ce mouvement ?

Il ne disparaît pas, mais sa part dans le capital en fonction devient négligeable. Marx le dit d'une image : il se perd comme une goutte dans un fleuve.

Une fois le capital primitif accordé à son possesseur, il reste à mesurer ce qu'il pèse dans ce qui a grandi autour de lui. Marx répond par la phrase qui donne sa figure à cette page :

Mais, à part cela, tout capital avancé se perd comme une goutte dans le fleuve toujours grossissant de l’accumulation.

Karl Marx, Le Capital, Livre I, septième section, chapitres XXIII et XXIV, traduction Joseph Roy (1872)Lire dans le texte →

Le raisonnement est arithmétique, et il ne demande aucune hypothèse contestable. À chaque période, une partie de la plus-value est capitalisée ; le capital en fonction est donc la somme du capital primitif et de toutes les capitalisations passées. Le premier ne grandit pas, les secondes s'ajoutent. Sa part décroît à chaque tour, et d'autant plus vite que l'accumulation est rapide.

Le calcul, sur les chiffres du filateur

Reprenons les 250 000 francs, qui rapportent 50 000 francs de plus-value par an, soit un cinquième. Supposons, pour simplifier, que tout soit capitalisé et que les proportions ne changent pas : le capital croît alors d'un cinquième chaque année. Au bout de cinq ans, il dépasse 620 000 francs, et les 250 000 du départ n'en font plus que 40 %. Au bout de dix ans, ils en font 16 % ; au bout de vingt ans, moins de 3 %.

Ces durées et ces pourcentages sont de nous ; Marx ne prolonge pas l'exemple. Ils montrent seulement ce que dit l'image. Si le filateur ne capitalisait que la moitié de sa plus-value, la décroissance serait plus lente, et elle n'en serait pas moins inévitable.

Les économistes le savent, note Marx, et leurs définitions le disent. Ils appellent volontiers le capital une richesse accumulée qui est employée de nouveau à la production d’une plus-value, et le capitaliste le possesseur du produit net. La conclusion se trouve ainsi admise dans les termes de l'adversaire. Ce qu'ils n'en tirent pas, c'est ce qu'elle implique pour le titre de propriété.

Un second effet tient à l'apparence. Le travail, en produisant de la valeur nouvelle, conserve la valeur des moyens de production qu'il emploie, et la masse de ces moyens grossit avec l'accumulation. Dans le salariat, cette faculté du travail passe pour une propriété du capital, si bien que l’appropriation continue de surtravail par le capital tourne au miracle, toujours renaissant, de ses vertus prolifiques. On retrouve le geste du fétichisme de la marchandise : un rapport entre les hommes prend l'air d'une qualité de la chose. L'accumulation lui fournit sa preuve la plus convaincante, puisque le capital grossit sous les yeux de tous.

Le capitaliste se prive-t-il quand il accumule ?

Il se prive seulement de dépenser ce qu'il capitalise, et c'est sa fonction. L'économie politique en a fait un sacrifice, comme elle a fait de la part des salariés une grandeur fixée par la nature.

La plus-value se partage entre ce que le capitaliste dépense pour lui et ce qu'il accumule, et c'est lui qui fait le partage. De la part accumulée, on dit qu’il l’épargne, parce qu’il ne la mange pas, c’est-à-dire parce qu’il remplit sa fonction de capitaliste, qui est de s’enrichir. Marx en tire un portrait qui vise une fonction plus qu'une personne. Le capitaliste n'a de raison d'être qu’autant qu’il fonctionne comme capital personnifié. La concurrence lui interdit de conserver son capital sans l'accroître, et sa comptabilité le dit à sa manière, puisque la tenue des livres en parties doubles met les dépenses privées au passif, comme sommes dues par le capitaliste au capital.

La théorie de l'abstinence transforme cette fonction en vertu. Marx l'attribue à l'économiste anglais Nassau Senior, le même dont il s'est moqué au chapitre IX pour sa « dernière heure », et il cite la déclaration solennelle : je substitue au mot capital, en tant qu’il se rapporte à la production, le mot abstinence. Dès lors, chaque condition du travail devient une mortification du capitaliste : le blé qu'on sème au lieu de le manger, le vin qu'on laisse fermenter. Marx en dit autant de l'économie politique vulgaire qui l'a produite : elle remplace les catégories économiques par des phrases de Tartuffe. L'économie politique classique avait été plus franche, et Marx lui prête une devise : accumuler pour accumuler, produire pour produire, tel est le mot d’ordre de l’économie politique. Les deux classes se trouvent alors rangées sous le même mécanisme : si le prolétaire n’est qu’une machine à produire de la plus-value, le capitaliste n’est qu’une machine à capitaliser cette plus-value.

La seconde doctrine que le chapitre écarte est celle du fonds de travail. Bentham et ses disciples tenaient le capital pour une portion fixe de la richesse sociale, dont une partie, le « fonds de salaires », serait bornée par la nature. Si chaque ouvrier reçoit peu, c'est que les ouvriers sont trop nombreux, et la conséquence suit : leur misère est un fait non de l’ordre social, mais de l’ordre naturel. Marx répond que les capitalistes, leurs associés et leurs gouvernements gaspillent chaque année une part considérable du produit net, et que la proportion capitalisée varie sans cesse. Au lieu d’être une aliquote prédéterminée et fixe de la richesse sociale, le capital n’en est qu’une fraction variable et flottante. Ce qu'on présente comme une limite naturelle résulte d'un partage, et c'est le capitaliste qui le fait.

Comment lire ce chapitre, et quels contresens éviter ?

Le chapitre établit, par un raisonnement, à quel titre le capital accumulé appartient au capitaliste. Il ouvre la loi générale de l'accumulation et prépare l'histoire de l'accumulation primitive ; trois contresens se corrigent en le relisant.

La suite du livre prolonge l'argument dans deux directions. Le chapitre XXV, la loi générale de l'accumulation capitaliste, montre ce que l'accumulation fait à la classe ouvrière quand la composition du capital change : la part avancée en moyens de production croît plus vite que la part avancée en salaires, et l'accumulation produit elle-même une armée de réserve de travailleurs disponibles. La dernière section revient sur l'hypothèse que le chapitre XXIV avait accordée, celle d'un capital primitif né du travail de son possesseur, et la confronte à l'histoire. Marx n'oublie pas pour autant le rôle historique du capitaliste qui accumule. En forçant les hommes à produire pour produire, il développe les forces productives et les conditions matérielles qui seules peuvent former la base d’une société nouvelle et supérieure.

La démonstration a aussi ses limites. Elle est logique : elle vaut quel que soit le taux d'accumulation et quelle que soit l'histoire de la fortune considérée. Elle ne dit rien de la répartition effective des patrimoines dans une société donnée, ni de la part qu'y prennent l'héritage, la rente ou la finance. Ce sont des questions de faits, qui se traitent avec des chiffres. Nous tenons pour utile de garder les deux registres séparés : le chapitre XXIV établit un titre, il ne dispense pas d'une enquête.

On lit souvent Marx montrerait ici que la propriété capitaliste est un vol, une violation du droit des échanges.

Ce que dit le texte Chaque échange respecte le droit, et c'est ce qui fait la force de l'argument. Ce mode d'enrichissement résulte des lois de la production marchande, non de leur violation, mais au contraire de leur application. Marx raille d'ailleurs les socialistes qui croient pouvoir abolir le capital en lui appliquant ces lois.

On lit souvent Il suffirait de citer un entrepreneur parti de ses propres économies pour réfuter le chapitre.

Ce que dit le texte Marx accorde cette origine pour la commodité de l'adversaire. Il montre qu'elle devient sans effet : la goutte est réelle, c'est sa part dans le fleuve qui tend vers rien.

On lit souvent Marx condamnerait toute accumulation, et toute production qui s'agrandit d'une année à l'autre.

Ce que dit le texte La reproduction sur une échelle croissante existe dans les sociétés les plus diverses. Mais ce procès ne se présente ni comme accumulation de capital ni comme fonction du capitaliste tant que les moyens de production n'ont pas pris la forme du capital. Ce que Marx analyse est la forme sociale de l'élargissement.

Vérifier sa compréhension

Dans l'exemple du filateur de Marx, d'où viennent les 50 000 francs du nouveau capital ?

De la plus-value produite par les fileurs que les 250 000 francs ont mis au travail. Le filateur les avance dans les mêmes proportions que son premier capital, quatre cinquièmes en coton et en machines, un cinquième en salaires de fileurs supplémentaires. Rien, dans cette somme, ne vient de son propre travail.

Comment le capitaliste peut-il s'approprier le travail d'autrui sans violer les lois de l'échange ?

Chaque ouvrier vend sa force de travail à sa valeur, et l'usage de cette force produit plus de valeur qu'elle n'en coûte. Le droit marchand juge chaque contrat à part. Dans l'enchaînement des contrats, le capitaliste paie les nouveaux ouvriers avec la valeur que les anciens ont produite sans être payés.

Pourquoi l'origine honnête d'une fortune ne suffit-elle pas à justifier le capital qu'elle est devenue ?

Parce que cette origine ne pèse presque plus rien au bout de quelques années. Le capital d'origine reste ce qu'il était, tandis que la plus-value capitalisée s'ajoute à chaque tour : sa part décroît sans cesse. Marx accorde l'hypothèse de l'origine honnête pour montrer qu'elle devient sans effet.

La goutte et le fleuve, en six temps

Une planche sombre : une goutte en haut à gauche, un fleuve qui descend en s'élargissant à chaque affluent, et à l'intérieur un fil d'or resté de la même épaisseur.
Le fleuve s'élargit à chaque affluent, et le fil d'or du capital d'origine garde la même épaisseur. La goutte demeure ; c'est sa part qui tend vers rien. D'après le texte : Livre I, chapitre XXIV →

Les citations viennent du texte que ce site sert : Karl Marx, Le Capital, Livre I, septième section, chapitres XXIII et XXIV, traduction Joseph Roy (1872). Chacune mène au passage dans la liseuse.

Où Marx l'établit

Livre I, septième section, chapitre XXIV, « Transformation de la plus-value en capital ». Il suit le chapitre XXIII sur la reproduction simple, qui montrait déjà que le capital avancé se trouve remplacé, au bout de quelques années, par de la valeur produite par les ouvriers.

Chez Debord

Guy Debord reprend ce passage dans La Société du spectacle (1967). Le site frère, Lire Debord, l’explique thèse par thèse.

  • Thèse 34 →Le point d’arrivée du détournement : quand le capital a tout accumulé, il ne lui reste plus qu’à se contempler.